dimanche 20 mars 2011

Pour le parisien : " X Factor nous prend par les sentiments"


Une salle de concerts, une bande-son et mille personnes pour faire la claque à chaque audition. Les conditions pour créer un show d’exception, certes. Mais aussi pour faire monter artificiellement la mayonnaise.
Pour un oui, pour un non, le public rit aux éclats ou se fend d’une standing ovation. On aurait aimé, surtout après n’avoir eu aucun grand frisson artistique sur ce premier épisode, que le jury contrebalance cet excès d’enthousiasme. Raté pour cette fois. Mais nécessité fait loi, et les jurés ne peuvent pas faire la fine bouche pendant une émission entière. Peut-être est-ce la qualité des candidats qui laissait à désirer sur les castings de Paris et Lyon, plutôt que celle du jury qui, globalement, fonctionne. On aime déjà les grimaces de Veronic DiCaire, les blousons kitsch d’Henry Padovani, la fraîcheur de Christophe Willem et les réserves salvatrices d’Olivier Schultheis. Prompt à dénoncer les prestations « ringardes » (comme celle des jumeaux Mehdi et Samir, cumulards vus dans « Popstars » en 2007 et dans le « X Factor » anglais l’année dernière) ou faiblardes, comme celle de Martine, la diva soul à tempe rasée, repêchée grâce aux suppliques de Christophe Willem.
Dernier regret, une voix off (celle de Jérôme Anthony) encore trop premier degré : « Une arrivée en limousine : voilà la recette pour créer une ambiance de folie dès 10 heures du matin! » Euh… bof, bof (mais bon placement produit pour Mercedes au passage). Heureusement, rien qui ne saurait être rectifié au fil des semaines.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire